Vos données sont un trésor, nous fournissons la clé

Comment l’IA se met au service des RH

Les tous premiers jalons de l’intelligence artificielle (IA) remontent à la Protohistoire, période pendant laquelle légendes et rumeurs répandaient l’idée que des êtres artificiels pourraient être dotés d’une intelligence ou d’une conscience.

La notion d’IA telle qu’on l’envisage aujourd’hui est elle âgée de 60 ans. En 1951, le mathématicien Marvin Minsky conçoit le premier simulateur de réseau neuronal. L’ IA se donne pour mission d’ « artificialiser » notre volonté, c’est-à-dire de pourvoir les machines de la capacité d’intention : pensée, perception, volonté, connaissance. Cela soutenu par la possibilité que ces entités mécaniques pourraient s’avérer meilleures que les humains pour prendre des décisions.

La miniaturisation des machines, leur puissance de calcul et l’augmentation des capteurs et des données qui permettent leur application concrète ne comptent elles qu’une dizaine d’années d’existence. Leur champ d’action couvre des domaines toujours plus nombreux, et il semblerait que le secteur des RH ne puisse pas y échapper.

Comment l’IA facilite-t-elle le recrutement ?

Grâce aux pratiques de job matching, l’IA permet d’obtenir immédiatement des ressources utiles aux managers. Les besoins des entreprises et les attentes des candidats sont plus facilement mis en rapport, grâce à une meilleure identification des compétences et savoir-être des salariés, et de leurs motivations individuelles et collectives.

Comment ça marche ? Des algorithmes puissants procèdent à une analyse du contenu sémantique des offres et des données des candidats, et retiennent les CV susceptibles de « matcher » avec l’offre d’emploi. Les risques de démission sont aussi analysés plus finement avec l’IA, sur la base des informations que les salariés fournissent eux-mêmes aux réseaux sociaux.

En recourant à une automatisation de certaines étapes d’un recrutement, l’IA collecte et analyse pour chaque candidat plus d’informations qu’un recruteur humain. Elle permet finalement de considérer davantage de candidatures et ses évaluations seraient 25% plus fiables que celles d’un humain (d’après Harvard Business Review).

Il y a deux ans, une figure majeure des produits de grande consommation, Unilever, a utilisé l’IA pour embaucher du personnel aux postes débutants. Des jeux basés sur les neurosciences permettaient de mesurer les traits de personnalité des candidats. Ceux-ci passaient ensuite des entretiens vidéo, lors desquels l’IA analysait leur gestuelle. Cela permet de s’assurer de l’aisance ou de l’enthousiasme des candidats. Satisfaite de cette méthode, Unilever déclare poursuivre l’utilisation de ce processus pour de prochains recrutements.

L’idée géniale pour faire collaborer 130 pays

Publicis Groupe lance son premier assistant personnel digital, Marcel. Présenté au salon Viva Technology de mai 2018, il lève le voile sur la volonté du groupe de « disrupter » le métier grâce à cette innovation.

En mettant en contact 80 000 collaborateurs dans 130 pays, le groupe espère créer une sorte de plateforme sociale intelligente interne. Conçu en partenariat avec Microsoft, Marcel récupérera l’ensemble des données des employés, y compris celles de Linkedin et leurs centres d’intérêt. Figureront également les dossiers sur lesquels ils travaillent, et les projets dans lesquels ils aimeraient s’investir. Un message sur leur smartphone avertira les collaborateurs de la diffusion de l’annonce sur la plateforme. Ceux disposant d’une expérience sur le même type de produit pourront collaborer s’ils le souhaitent. L’objectif paraît salvateur à une période où de plus en plus de salariés se questionnent sur leur choix professionnel : établir une correspondance entre les besoins des annonceurs et les envies des employés.

 

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